Nous cueillons certaines de nos graines dans la nature et nous en cultivons d’autres.
Récolte des graines
Collecte des graines à l’état sauvage
Une partie des graines sont récoltées dans leur milieu naturel d’origine, à l’état sauvage, comme l'achillée millefeuille, le bouillon blanc, le caille-lait, la digitale pourpre, ... Ce sont donc des semences sauvages et en majorité d’origine locale.
Le choix du site de cueillette est important. Il convient de privilégier les lieux protégées par le relief, les forêts, loin des villes, des cultures conventionnelles et avec une population suffisante. Par exemple, la reine des prés, la carotte sauvage, le compagnon rouge ou la berce sont présents spontanément sur nos parcelles, ce qui facilite leur récolte.
Ce type de récolte est souvent plus délicat car il faut avoir repéré son lieu de cueillette, être sûr de l’identification botanique puis suivre régulièrement la floraison pour être sur place au bon moment.
Ces collectes à l'état sauvage représentent environ 25 % de nos récoltes. Des récoltes spécifiques peuvent être réalisées sur demande (contactez-nous pour vos commandes spécifiques).


Mises en culture de porte-graines
L'autre partie des graines sont récoltées après mise en culture. Elles sont issues de semis directs en pleine terre pour les plantes annuelles (comme ci-dessous avec le cosmos sulfureux et le bleuet) et/ou de nos propres plants pour les plantes bisannuelles et vivaces (mélilot jaune, sauge officinale, ...).. cf. Nos méthodes, pour en savoir plus sur la partie pépinière.


Les graines sont récoltées à maturité lorsqu’elles sont bien mûres, par temps sec pour faciliter leur séchage, et entièrement à la main (selon les cas, directement avec les mains, avec une paire de ciseaux ou un sécateur). La récolte est placée dans des sacs en papier kraft, sur des draps en vue du séchage. Chaque récolte est bien identifiée (nom de l’espèce, lieu et année de récolte).


On adapte les précautions à la récolte car elles diffèrent selon les espèces ou familles : degré de maturité, partie récoltée (plante entière, sommités ou juste fruits), outils et techniques utilisés, etc.
Séchage des graines
La plupart des graines sont séchées naturellement. Mais pour certaines contenant beaucoup d’eau (cas des Boraginacées) ou récoltées tardivement en saison (cas des Armoises), un déshumidificateur est alors nécessaire d'où l'utilisation d'un séchoir.
Battage, tri et nettoyage des graines
Cette étape de nettoyage et tri des graines a lieu lorsqu’il n’est plus possible de travailler en extérieur, en fin d’automne.
Le battage consiste à faire tomber les graines, les séparer de leur enveloppe. Pour la cardère, l’onagre ou le vélar, utiliser le battage en sac (en tapant avec un bâton) ou dans une bassine (avec les pieds) permet de décrocher les graines de leur support.
Le nettoyage et le tri des graines s'appuient sur deux méthodes principales : le tamisage et le vannage :
- Le tamisage sert à enlever les déchets les plus gros (séparation en fonction de la taille), grâce à des tamis de différentes mailles.
- Le vannage permet, avec le souffle et un mouvement rythmé du poignet, de séparer les graines plus lourdes que les balles (séparation en fonction du poids ou de la densité). Ces particules les plus légères sont entraînées vers le bord du van, laissant les graines en bas.
Pour affiner le tri et isoler les graines, toutes les techniques sont valables : en soufflant, en ventilant, par gravité (graines rondes). C’est un jeu de tamisage et de vannage successifs, en utilisant des outils traditionnels, des gestes simples et ancestraux.





Avant l'ensachage, toutes les graines sont stockées dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, à T°C constante et fraîche et avec un taux d'hydrométrie le plus constant possible.
Pour aller plus loin : pratiquer, acquérir les bons gestes, avoir les clés pour bien récolter, pensez à suivre la formation proposée par l'association Vieilles Racines et Jeunes Pousses "Récolte des graines et semis".
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